Baptême de Claire
Il y a quelques mois, Claire est rentrée du cours de Catéchisme - une institution en Alsace - en nous disant : « je voudrais faire ma communion ».
Première étape le Baptême. Après une préparation assidue, ponctuée de messes, cours de catéchisme et ateliers divers; le grand jour est arrivé.
Donc, en ce dimanche de Pâques, rendez-vous à l’abbatiale Saint Trophime d’Eschau - l' histoire de la bâtisse à la fin de l'article - 9h30, la famille est au complet.
C’ est le début d’une longue journée avec dans l’ordre, le Baptême, un petit Apéro à la maison, un Repas de famille à l’Oberjaegerhof http://oberjaegerof.free.fr et pour finir un peu plus tard, en fin de journée, une petite balade en vélo pour bruler les calories …
Surprenant le baptême d’une petite de presque neuf ans. C’est beaucoup plus participatif que pour un bébé. Là, l’enfant est acteur et surtout demandeur de son baptême. Le curé, très sympa, a réussi à créer une dynamique autour de la cérémonie en faisant participer, parrains, marraines et bien sûr les parents.

Les Farner au grand complet, papapa avait sorti sa cravate et on a tous réussi à sourire ensemble, une performance ...

Les Mittelhaeuser/Eberlé, manque Emmanuel sur la photo - toujours sur les planches la star ;-) - idem un beau sourire groupé et une petite facétie de Claire...

Les Sussmann, Marie est la marraine de Claire, nos retraites sont assurées ...
Nicolas, le parrain de Claire. Marie & Marius nous ont rejoints un peu plus tard, ils descendaient de l'avion, donc un peu de Jet Lag et une grasse matinée pour Marius.


Et pour la partie culture, l’ histoire de l’ abbatiale
En 770 l'évêque Rémi de Strasbourg devient propriétaire de l’île d'Eschau. Il y fonde un monastère de moniales, y dépose le corps de sainte Sophie, don du pape, et nomme Adale, la donatrice, première abbesse. En 778 le monastère devient propriété héréditaire de l'évêché de Strasbourg.
En 926 les Hongrois détruisent l'abbaye. En 991 l'évêque Widerold rétablit le monastère et lui donne la propriété et les dîmes de l'église de Rouffach. Les dotations augmentent au XIè et seules les filles nobles peuvent entrer au monastère. Vers 1130 le nouveau cloître et le baptistère sont érigés et décorés par les sculpteurs de Strasbourg, les mêmes qui travaillèrent au sarcophage de l'évêque Adeloch.
En 1232 l’évêque Berthold de Teck tente en vain à réformer le monastère devant la vie désordonnée qui y est menée. En 1298 l’évêque Conrad de Lichtenberg fait détruire le cloître pour supprimer un point d'appui au roi Adolphe de Nassau en guerre contre lui.
Originalité et datation :
- L'ordonnance intérieure d'Eschau n'est pas insolite : au XIè l'église à transept en bois et plafond à bois est assez courante dans le monde de la renaissance Ottonienne : ainsi Saint Denis de Liège (1003), Saint Adalbert d'Aix (1009), la basilique de Bouzemont (1061), les églises d'Hastière (1030) et de Celles les Dinand (1040). Ces églises dériveraient d'un type basilical carolingien dont le meilleur exemple est celui de Steinbach dans l'Odenwald (827).
- Kautzsch (« Der Romanische Kirchenbau im Elsass », Fribourg en Brisgau, 1944) situe la construction entre 1000 et 1050 grâce à l'étude du décor extérieur de l'abside dont on retrouve des parallèles aux absidioles de l'église de Rouffach (arcades sur pilastres élancés), au chœur de Schönenwerd en Suisse, et surtout aux tourelles d'escaliers de la cathédrale de Trèves érigées vers 1050.
- On peut admettre l'exécution de la nef comme antérieure et l'avancer jusque vers 1000 ; elle serait alors contemporaine des premières basiliques ottoniennes à transept bas (Liège et Aix).
En 1526 après la guerre des paysans les chanoinesses se dispersent et l'abbaye est supprimée par l’évêque Guillaume de Honstein. En 1615 l'abbaye est rattachée au chapitre de la cathédrale. En 1632 les troupes suédoises du général Horn pillent Eschau et y dispersent les reliques de Sainte Sophie : ce qui en reste passera dans des mains privées lors de la Révolution.
En 1944-1945, l'église est endommagée ; en 1955 les fragments du cloître sont déposés et remontés au musée Notre Dame de Strasbourg.